Mes elders

 

 

A quinze ans, dans la ville polluée d'Hamilton (Canada), j'ai rencontré mes premiers elders "officiels" (désignés comme tels par leur communauté, les Six Nations). Femmes et hommes de tous âges, elles et ils portaient cette distinction car ils incarnaient quelque chose d'essentiel dans leur nation. Je ne les ai jamais oubliés.

 

Sage-femmes, Sage Femmes, Sage hommes, accoucheuses, accoucheurs de possibles, cueilleurs d'espoir, portant fermement le drapeau de leur foi en l'humanité au milieu des champs de bataille.

Penseurs, activateurs, catalyseurs, conteurs.

Célèbres ou inconnus...

Ils ont laissé sur mon chemin une pluie de pétales roses et un message d'espoir pour les jours où j'ai envie de baisser les bras.

En anglais, on les appelle les "wayshowers", les "montreurs de voie", car par ce qu'ils incarnent, parleurs actions et recherches, ils nous aident à avancer sur le chemin.

Porte-torches, ils éclairent les ombres.

Ils renouent avec le Sauvage.

Ils murmurent à l'oreille du Vivant.

Ils explorent comme nous leur humanité, avec leurs failles et leurs faiblesses, et ne se prétendent pas gourous ni meilleurs que nous. Ils ne promettent pas l'éveil spirituel mais cherchent plutôt à nous aider à nous reconnecter à notre humanité profonde.

Photo: parc municipal de Sintra, Portugal (décembre 2015)

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